Un jour, un sceptique alla voir un sage :
- Maître, pour quelles raisons faites-vous tant de bien autour de vous ?
- Il y a toujours deux solutions sur Terre, dit-il en regardant le sceptique. Dans ce cas-ci, comme je ne sais pas ce qu’il y a après la mort, j’ai choisi de faire le bien autour de moi. Je ne serai pas ainsi pris au dépourvu si c’est le cas. Si c’est le néant, je partirai en paix, satisfait de ce passage sur Terre. Car pourquoi aurions-nous conscience de vivre, si ce n’est pour une raison capitale ? On pourrait croire que la vie consciente a un but et on peut imaginer, vu les différences, entre les hommes que chacun a son but à découvrir, que la vie qui anime l’homme possède une infinité de but. Si tu découvres le but de ta vie, un interrupteur allumera une lumière. Tu ne seras peut-être pas encore capable de la suivre, mais le faite de connaître le but donne, l’espoir, la vigueur, l’inspiration, la force pour l’atteindre. Tu ne peux claquer dans les doigts pour sauter toutes les étapes mais rien ne résistera à ta volonté. Ce but personnel, la façon de l’accomplir est différente pour chacun. Tu verras qu’il n’y a qu’une seule barrière entre les hommes, l’ego, que tous connaissent d’érudition mais que personne n’est prêt à comprendre pour aimer l’homme et tu ne pourras convaincre personne que ton but est le bon. Tu ne pourrais convaincre que par la terreur et la charité : mais aurais-tu finalement bonne conscience ? Tu seras probablement convaincu de ta bonne foie, comme les va-t-en guerre, comme les chimistes convaincus de pouvoir nourrir le monde avec leurs falsification, comme les convaincus d’être le porte-parole de Dieu et je te laisse trouver d’autres exemples. Tu seras donc seul avec ta conscience et ton ouverture d’esprit. Mais même si je sème cette graine dans ton cerveau maintenant, ce n’est peut-être pas aujourd’hui que tu voudras devenir un Homme, mais un jour viendra comme chaque être humain sur cette terre.
Le sceptique s’attendait à recevoir de l’argent, un pouvoir, quelque chose qui n’était pas à un sermon.
Il se leva : ” merci, Maître ! ” et il tourna les talons.
- J’oubliais » lança le sage, ta mémoire est la gardienne de tes actions, probablement jusqu’au delà de la grande porte !
Le sceptique rentra chez lui et, sur le retour, il pensa à tous ces hommes de guerre qu’il avait connu et les tortures qu’ils éprouvaient en revoyant ceux qu’ils avaient tués. Ils souffraient d’une douleur qui les rongeaient comme la gangrène.